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Le capital naturel : bien commun, socle d'un développement soutenable

Repères n° 67

décembre 2014 - n° 67 - 16 pages

Notre planète a subi de profonds changements au cours des 200 dernières années sous l’effet d’une croissance économique et démographique exponentielle. Certes, notre modèle de développement basé sur le progrès technique et l’économie de marché a permis d’améliorer le bien-être, notamment matériel, de très nombreux humains. Toutefois, il atteint aujourd’hui des limites écologiques au point de mettre en péril la stabilité de la biosphère. Les prélèvements de ressources naturelles et les rejets de polluants dans les écosystèmes, qui augmentent à un rythme sans cesse croissant, dégradent les processus écologiques dont nous dépendons et menacent au final le pouvoir de régénération de ces mêmes ressources naturelles et écosystèmes. Autrement dit, les flux de matières et d’énergies caractéristiques de notre modèle économique linéaire ne s’inscrivent plus dans les grands cycles naturels et ne sont donc plus soutenables. Les êtres humains sont ainsi devenus la force dominante façonnant, ou plus exactement dégradant, les systèmes écologiques. Or, la nature est un capital en ce sens qu’elle nous rend des biens et services écologiques indispensables à notre bien-être et qui ne peuvent pas être remplacés par des solutions techniques. Dans ce contexte, il devient donc de plus en plus urgent de concevoir un modèle de développement soutenable et juste.

À travers ce numéro de Repères, l’objectif est de faire comprendre en quoi la nature est au coeur du concept de développement soutenable et constitue un véritable capital pour les activités humaines. Il est aussi de démontrer en quoi il est nécessaire, et comment il est possible, de s’inscrire dans une approche systémique du capital naturel ainsi que dans une logique positive et partagée de réintégration de l’économie dans la biosphère et dans la société. Au-delà de la valeur instrumentale de la nature, il est également rappelé que le bien-être humain est étroitement dépendant de la sensibilité qu’il appartient à chacun de développer vis-à-vis de la nature, et de la prise de conscience de sa valeur intrinsèque.

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