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Où sont les richesses ? Pour une économie ancrée dans la société et la nature

Actes de conférence

décembre 2013 - 68 pages

Aujourd’hui, le terme « richesse » désigne essentiellement l’abondance de revenus monétaires et de biens matériels et correspond, à l’échelle d’un pays, à la production de biens et services qui se vendent sur le marché. Mais une société est également riche d’une forte cohésion sociale, d’un patrimoine naturel, d’un niveau élevé d’éducation et de protection sociale... Or le PIB, qui mesure la richesse économique et sert de référence à la décision politique, ne prend pas ces autres richesses en considération. Il ne tient pas compte non plus des productions qui entraînent la dégradation de l’environnement, de la santé, des liens sociaux... Et si nous portions un autre regard sur la richesse ? Si nous mesurions ce qui compte vraiment comme l’équité sociale, la solidarité intergénérationnelle, le bien-être, la préservation des biens communs ? Autant de questionnements et de pistes de réflexion qui ont été débattus et explorés lors de cette conférence.

Consultez les interviews filmées des intervenants à la conférence :


Philippe Frémeaux, Alternatives économiques - Quelles richesses valoriser pour une transition écologique ?

De quoi est-on riche ? Aujourd'hui, l'indicateur qui pèse le plus lourd dans le débat est le PIB. Mais le PIB ne compte pas tout ce qui est hors du marché et il ne prend pas en compte l'impact de nos activités sur les ressources naturelles. Il faut aujourd'hui repenser nos modes de vie pour que nous soyons dans une économie réellement soutenable, ce qui ne veut pas dire vivre moins bien !

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Christine Edel, Ville de Mulhouse et Sébastien Keiff, CG 33 - Indicateurs de territoire

Les indicateurs sont des outils de suivi et d'évaluation qui doivent servir à objectiver les choix de l'action publique. Ils créent du débat entre citoyens, entreprises, institutionnels, collectivités et font office de "boussole" partagée collectivement. Ils permettent de concrétiser le développement durable.

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Célina Whitaker, réseau FAIR - Monnaies locales, un enjeu de démocratie

Notre système monétaire actuel n'est pas un fait établi. On peut penser la monnaie différemment. La réappropriation citoyenne de la question monétaire permet de s'accorder sur quel développement on souhaite (solidaire, écologique...) et quels échanges on veut mettre en place (pour qui, comment...). Des monnaies locales et complémentaires sont ainsi créées un peu partout dans le monde, qui répondent à des valeurs et des objectifs différents.

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Hélène Combe de la Fuente Martinez, Observatoire de la décision publique - Indicateurs de richesse

Le PIB est devenu l'indicateur phare, l'outil de référence de la décision politique. Le problème est qu'il est fait pour mesurer les flux monétaires et non pas pour traiter de l'état de santé des nations. Les indicateurs de richesse, eux, permettent de mettre sur un même plan la richesse économique et toutes les autres formes de richesse dont le bien-vivre ensemble dans un environnement préservé et partagé.

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François Letourneux, UICN - Se réconcilier avec la nature

L'omniprésence de l'Homme est à l'origine de la crise de la biodiversité et de la remise en cause des grands équilibres naturels. Notre réconciliation avec les autres formes du vivant est une nécessité pour tous car nous ne survivrons pas sans les produits la nature (pour nous nourrir, nous soigner, nous loger, nous chauffer, nous habiller...) et les services qu'elle nous rend (épuration des eaux, lutte contre l'érosion des sols, pollinisation, etc.)

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Emmanuel Delannoy, Institut INSPIRE

Economie circulaire : Pour favoriser le développement des projets d'économie circulaire et d'écologie industrielle et territoriale, les pouvoirs publics ont un double rôle à jouer : à la fois pour créer les conditions favorables, notamment à travers la fiscalité incitative locale ; et à travers l'accompagnement des acteurs économiques locaux avec un double pilotage Etat/Région, gage de cohérence et de confiance.

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Capital vert : Il y a le capital économique, le capital humain, le capital social... et il y a le capital naturel, c'est-à-dire la biodiversité, les écosystèmes, qui constituent le socle de toutes nos activités économiques et du fonctionnement de la société. Avec l'érosion de la biodiversité, il y a urgence à réinvestir dans ce capital naturel car nous en avons besoin pour continuer à soutenir le développement humain.

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Bio mimétisme : Comment concilier le développement économique avec les limites des écosystèmes ? Une des pistes est de s’inspirer des écosystèmes eux-mêmes. C’est l’idée du bio mimétisme qui peut s’appliquer à 3 niveaux : celui de l’innovation des produits, celui des procédés – on voit que les organismes naturels arrivent souvent aux mêmes résultats que nous à travers l’innovation mais avec une grande économie de moyens - et celui de l’organisation et des dynamiques de coopération.

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Ancrer l'économie dans le contemporain : Notre économie s'ancre dans un stock épuisable de ressources naturelles hérité d'un passé qui remonte à plus de 200 millions d'années. Cette désynchronisation fait de l'Homme la principale cause d'érosion de la biodiversité. L'enjeu est d'ancrer de nouveau notre économie dans le contemporain.

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